- 20 juin
- Activités pédagogiques
- De jour
- De nuit
- Spectacles et œuvres artistiques
- Thème écoute des vivants
- Expériences immersives dans la forêt
Découvrir l’art ancestral des charpentiers japonais
au Domaine de la Trigalière
Présentation de l'événement
1/ Découvrir l’art des charpentiers japonais
- introduction à l’architecture traditionnel japonaise par Shima Mashita, architecte présentation des charpentiers : classe de compagnons du Devoir de la Région Centre Val de Loire et deux charpentiers venus spécialement du Japon
- Restitution en images de la semaine de transmission réalisée dans la forêt du Domaine de la Trigalière du 16 au 20 juin par l’association DAIKU https://daiku-france.com/
De 16h00 à 17h00
2/ Assister à la construction d’une structure flottante en assemblages traditionnels
- Montage d’un radeau par la classe des compagnons secondés par les charpentiers japonais
- inauguration de la réalisation et mise à l’eau
De 17h00 à 19h00
3/ Soirée Guinguette organisé par UBUNTU
- Restauration au bord de l’étang
- Ecouter le son de la forêt : Une pièce sonore réalisée pour l’occasion illustrera le dialogue entre les sons de la forêt et le travail du bois
De 19h00 à 21h00
4/ Concert
- Deux violonistes japonaises de l’orchestre Colonne : Aya Hasegawa-Sabouret et Yumi Mizukami proposeront un concert sur l’eau. Le radeau réalisé pendant le stage les conduira sur une plateforme au milieu de l’étang transformée en scène de spectacle.
De 21h00 à 22h00
Informations pratiques
- Le 20 juin de 16:00 à 22:00
- Entrée libre
- Point de rdv : Parking du Domaine de la Trigalière à Ambillou
47.471444, 0.443463
Quand
- 20 juin
Horaires
- de 16h00 à 22h00
Où
37340 Ambillou La Trigalière, France Centre-Val de Loire
+ Google Maps
Au sujet de la forêt
La forêt de la Trigalière, familiale, s’étend sur plus de 1200 hectares. Elle est structurée en deux parties par une petite rivière qui la traverse du nord au sud, le Bréneau. Elle vient alimenter une douzaine d’étangs pour une surface totale d’une cinquantaine d’hectares. Les enceintes de résineux sont constituées de pins maritimes, de pins sylvestres, de pins laricio et nous commençons à introduire des sequoias sempervirens. Les enceintes à prédominance de feuillus sont constitués de chênes tauzins et rouvres et de bouleaux. Certaines parties d’enceintes ont gardé leur caractère sauvage. La forêt compte environ 300 cerfs et biches et les champignons, cèpes et girolles notamment, sont nombreux.
Notre approche sylvicole se fait dans le respect d’une sylviculture à couvert continu
(Pro Silva) et nous travaillons donc la diversité des essences sans aucune coupe-rase avec l’émergence de futaies irrégulières.
De façon concrète nous travaillons chacune des parcelles environ tous les 10 ans et nous effectuons alors des coupes d’amélioration pour permettre aux arbres que nous conservons de s’épanouir. Les arbres ne sont pas plantés, ils sont semés (semis de pin et de feuillu). Nous nous attachons à faire une belle forêt où la nature fait la part essentielle du travail.
Nous avons créé un arboretum du chêne où nous avons réuni aujourd’hui plus de 600 taxons, c’est-à-dire plus de 600 espèces différentes de chênes provenant du monde entier. II semblerait qu’il y ait au monde entre 800 et 1000 espèces. C’est un arboretum qui est jeune et qui a dans son futur une visée à la fois d’agrément et scientifique. Un de ses enjeux est entre autres de tester de nouvelles essences qui pourraient s’implanter dans notre région tourangelle et ainsi venir alimenter la diversité d’essences de notre forêt.
Aujourd’hui nous vendons des droits environnementaux à travers la structure Carbon Forest, notamment pour les 24H du Mans et d’autres industriels. La forêt est labélisée PEFC.
Notre approche sylvicole se fait dans le respect d’une sylviculture à couvert continu
(Pro Silva) et nous travaillons donc la diversité des essences sans aucune coupe-rase avec l’émergence de futaies irrégulières.
De façon concrète nous travaillons chacune des parcelles environ tous les 10 ans et nous effectuons alors des coupes d’amélioration pour permettre aux arbres que nous conservons de s’épanouir. Les arbres ne sont pas plantés, ils sont semés (semis de pin et de feuillu). Nous nous attachons à faire une belle forêt où la nature fait la part essentielle du travail.
Nous avons créé un arboretum du chêne où nous avons réuni aujourd’hui plus de 600 taxons, c’est-à-dire plus de 600 espèces différentes de chênes provenant du monde entier. II semblerait qu’il y ait au monde entre 800 et 1000 espèces. C’est un arboretum qui est jeune et qui a dans son futur une visée à la fois d’agrément et scientifique. Un de ses enjeux est entre autres de tester de nouvelles essences qui pourraient s’implanter dans notre région tourangelle et ainsi venir alimenter la diversité d’essences de notre forêt.
Aujourd’hui nous vendons des droits environnementaux à travers la structure Carbon Forest, notamment pour les 24H du Mans et d’autres industriels. La forêt est labélisée PEFC.
Son passé
La première trace de ce territoire se trouve sur la carte de Cassini, initiée par Louis XIV et définitive fin 18e où deux de ses étangs sont référencés.
Depuis l’assèchement au XVème siècle des marais qui recouvraient toute la gâtine tourangelle, la Trigalière s’est trouvée enchâssée au cœur d’un écrin forestier :
Des chênes tout d’abord, espèce endémique
Des résineux ensuite, au XIXème siècle, espèce implantée par des semis, qui correspondent très bien à la nature sablonneuse du sol.
Ceux-ci ont permis de développer le gemmage, c’est-à-dire la récolte de la sève des pins maritimes, activité qui a disparu lorsque le plastique est arrivé début 20e.
Ainsi, durant deux cents ans, le paysage de la Trigalière s’est construit en profondeur : un maillage de fermes de polyculture et d’élevage, avec leurs quelques hectares de prairie, et, tout autour, une forêt très diversifiée faite de landes, de bouleaux, de chênes et de pins.
L’ensemble tel qu’il existe aujourd’hui a été créé par mes grands-parents. A leur génération, dans les années 1960, à la suite d’un incendie, ils ont réensemencé une surface très importante en pin maritime, soit environ la moitié de cette forêt. La seconde génération s’est depuis l’année 2000 évertuée d’associer production sylvicole avec biodiversité.
Depuis l’assèchement au XVème siècle des marais qui recouvraient toute la gâtine tourangelle, la Trigalière s’est trouvée enchâssée au cœur d’un écrin forestier :
Des chênes tout d’abord, espèce endémique
Des résineux ensuite, au XIXème siècle, espèce implantée par des semis, qui correspondent très bien à la nature sablonneuse du sol.
Ceux-ci ont permis de développer le gemmage, c’est-à-dire la récolte de la sève des pins maritimes, activité qui a disparu lorsque le plastique est arrivé début 20e.
Ainsi, durant deux cents ans, le paysage de la Trigalière s’est construit en profondeur : un maillage de fermes de polyculture et d’élevage, avec leurs quelques hectares de prairie, et, tout autour, une forêt très diversifiée faite de landes, de bouleaux, de chênes et de pins.
L’ensemble tel qu’il existe aujourd’hui a été créé par mes grands-parents. A leur génération, dans les années 1960, à la suite d’un incendie, ils ont réensemencé une surface très importante en pin maritime, soit environ la moitié de cette forêt. La seconde génération s’est depuis l’année 2000 évertuée d’associer production sylvicole avec biodiversité.
Son présent
Depuis 2000, nous avons beaucoup investi dans la forêt que cela soit dans le reboisement de certaines enceintes ayant soufferts ces dernières années, dans les chemins d’exploitation devenus de très bonne qualité ou bien encore une installation contre l’incendie performante.
La forêt de la Trigalière produit du beau bois mais fondamentalement c’est une forêt de charme : on s’y sent bien. Elle bénéficie d’une diversité de paysages incroyable grâce à la diversité de ses essences mais aussi grâce aux étangs.
Par exemple, nous créons des points d’appui qui consistent sur de petites surfaces de l’ordre de 200m2 à introduire une essence différente de celle du reste de la parcelle. Par exemple, dans une enceinte à dominante de résineux, nous installons des liquidambars. Ces derniers ont l’avantage non seulement d’être une essence forestière mais également de créer de la couleur en automne. Tout ceci s’insère dans un projet de « paysage dans le grand paysage », c’est-à-dire que nous créons dans la forêt des perspectives. Nous ne mettons que des essences sylvicoles mais qui changent de couleur (le rouge et le jaune principalement) en automne. Nous installons également des feuillus marcescents pour pouvoir conserver des touches de vert en hiver.
La complexité et la beauté de notre forêt réside dans ses habitants. Vous pourrez y trouver en autres 300 cerfs et biches. Mais qui dit animaux, dit aussi jeunes pousses fragilisées. C’est pour cela que créons des parcs de régénération qui permettent de protéger les jeunes arbres de la dent des cerfs et des biches par des clôtures. Il s’agit de parcs de 5 à 10 hectares dans lequel dès le départ nous installons de la diversité des essences.
La forêt de la Trigalière produit du beau bois mais fondamentalement c’est une forêt de charme : on s’y sent bien. Elle bénéficie d’une diversité de paysages incroyable grâce à la diversité de ses essences mais aussi grâce aux étangs.
Par exemple, nous créons des points d’appui qui consistent sur de petites surfaces de l’ordre de 200m2 à introduire une essence différente de celle du reste de la parcelle. Par exemple, dans une enceinte à dominante de résineux, nous installons des liquidambars. Ces derniers ont l’avantage non seulement d’être une essence forestière mais également de créer de la couleur en automne. Tout ceci s’insère dans un projet de « paysage dans le grand paysage », c’est-à-dire que nous créons dans la forêt des perspectives. Nous ne mettons que des essences sylvicoles mais qui changent de couleur (le rouge et le jaune principalement) en automne. Nous installons également des feuillus marcescents pour pouvoir conserver des touches de vert en hiver.
La complexité et la beauté de notre forêt réside dans ses habitants. Vous pourrez y trouver en autres 300 cerfs et biches. Mais qui dit animaux, dit aussi jeunes pousses fragilisées. C’est pour cela que créons des parcs de régénération qui permettent de protéger les jeunes arbres de la dent des cerfs et des biches par des clôtures. Il s’agit de parcs de 5 à 10 hectares dans lequel dès le départ nous installons de la diversité des essences.
Son futur
Leur rêve ? Que cette forêt traverse le temps et des générations dans leur famille et qu'ils puissent le partager pour en faire un vrai lieu de vie. C’est déjà un concept de "forêt ouverte" où les locaux peuvent venir se promener dans la mesure où ils respectent la nature, sans aucune clôture.
D'autre part, la forêt de la Trigalière appartient au Domaine de la Trigalière qui est un resort de maisons de campagnes avec un engagement eco-responsable forte, qui vient d’être labélisé Clef verte en 2023. Ils y accueillent plus de 5000 clients par an. Ce sont des familles, des entreprises, des évènements qui nous choisissent souvent pour cet environnement forestier privilégié. Ils sont très conscients des enjeux de la transition écologique et souhaitent pouvoir en être acteur en développant une démarche de pédagogie environnementale auprès du grand public.
Ils ont, par ailleurs, créé un arboretum du chêne qui réunit aujourd’hui plus de 800 espèces et variétés de chênes provenant du monde entier. Ce jeune arboretum a dans son futur une visée à la fois d’agrément et scientifique.
D'autre part, la forêt de la Trigalière appartient au Domaine de la Trigalière qui est un resort de maisons de campagnes avec un engagement eco-responsable forte, qui vient d’être labélisé Clef verte en 2023. Ils y accueillent plus de 5000 clients par an. Ce sont des familles, des entreprises, des évènements qui nous choisissent souvent pour cet environnement forestier privilégié. Ils sont très conscients des enjeux de la transition écologique et souhaitent pouvoir en être acteur en développant une démarche de pédagogie environnementale auprès du grand public.
Ils ont, par ailleurs, créé un arboretum du chêne qui réunit aujourd’hui plus de 800 espèces et variétés de chênes provenant du monde entier. Ce jeune arboretum a dans son futur une visée à la fois d’agrément et scientifique.
Nom
en Forêt du Domaine de la Trigalière, Indre-et-Loire (37)
Adresse
37340 Ambillou La Trigalière, France Centre-Val de Loire
Département
Indre-et-Loire
Taille (en ha)
1200