- 06 juin
- De jour
- De nuit
- Activités pédagogiques
- Activités sportives
- Balades en forêt
- Ateliers et jeux participatifs
- Thème écoute des vivants
Entre forêt et musiques traditionnelles – samedi 6 juin
Massif emblématique du futur Parc naturel régional de l’Astarac, le Bois du « Turc » (Foret Départementale du Gers) – Labéjan vous donne rendez-vous le 6 juin de 10h à 12h et de 14h à 23h30 pour en découvrir tous les secrets.
Au programme :
10h-12h Course d’orientation loisirs/grand public.
Pour découvrir la forêt tout en s’amusant et en apprenant à s’orienter, de la main du Comité Départemental de Course d’Orientation du Gers.
Sur inscription (avant le jeudi 4 juin)
Pas de possibilité de restauration sur place
Accueil et balade pédagogique au cœur du Bois du « Turc »
Groupe 1 : 14h-15h30
Groupe 2 : 15h45-17h15
Pour découvrir toutes ses richesses // avec l’Office National des Forêts, le Département du Gers, la Chambre des métiers et de l’artisanat du Gers, de l’ADASEA et la Communauté de Communes Astarac Arros en Gascogne.
Sur inscription (avant le 4 juin). Parcours d’environ 1.75km. Prévoir des chaussures confortables et des vêtements adaptés à la marche en milieu forestier.
17h15-17h45 Pause gourmande
Un goûter composé de produits locaux sera offert à tous les participants.
17h45-20h Ateliers pédagogiques participatifs
– Atelier chants et musique traditionnelle d’Occitanie et d’ailleurs avec la Cie Uèi.
– Atelier de fabrication d’un objet en bois avec la Chambre des métiers et de l’artisanat du Gers.
– Atelier de sensibilisation à la forêt à travers le jeu et les contes avec le Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement (CPIE) Pays Gersois
Sur inscription (avant le 4 juin). Chaque atelier sera proposé en 3 sessions de 40 minutes, offrant la possibilité de participer aux 3 ateliers.
20h-21h15 Pique-nique et chants partagés dans la forêt
Le temps du diner sera accompagné par une animation de chants spontanés et chant à répondre en mode cantada* avec la Cie Uèi. Chaque participant est invité à apporter son pique-nique (zéro déchet dans la mesure du possible) et une chanson de son territoire d’origine ou du cœur (optionnel).
Pas de possibilité de restauration sur place.
*Littéralement « moment où l’on chante » en langue occitane. Tradition occitane ou la musique et le chant se partagent et se transmettent spontanément.
21h15-22h30 Balade pédagogique au crépuscule
Pour découvrir et écouter les amphibiens et la faune de la forêt avec le Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement (CPIE) Pays Gersois
Sur inscription (avant le jeudi 4 juin). Parcours d’environ 1km. Prévoir des chaussures confortables et des vêtements adaptés à la marche en milieu forestier.
22h30-23h30 Immersion sonore et musicale en forêt à la tombée de la nuit
Animé par la Cie Uèi. Alternant des temps d’écoute active (concert en duo) et des temps de chant collectif. Puis clôture de la soirée en silence, avec un temps d’écoute libre et sensible des sons nocturnes.
Sur inscription (avant le jeudi 4 juin).
- Toutes les animations sont gratuites
- Parking sud (accès face à la ferme) – 43°31’31.2″N 0°32’09.9″E
- Horaires : De 10h à 12h et de 14h à 23h30
- Activités gratuites adaptées pour toute la famille (inscription obligatoire)
- Information et inscriptions : contact@projet-astarac.fr / 0630259229 / www.projet-astarac/fr
Le massif abrite une mare/étang forestier d’environ 0,56 hectares, bordé d’un boisement marécageux, formation rare dans le département du Gers et constituant un réservoir biologique d’intérêt.
Cette mare s’inscrit dans l’exceptionnel et très diversifié réseau de mares de l’Astarac. Les études et diagnostics menés par la CATZH (Cellule d'Assistance Technique aux Zones Humides) de l’ADASEA 32 ont permis d’inventorier plus de 100 espèces végétales caractéristiques des milieux aquatiques et humides sur les mares de l’Astarac.
Cette diversité végétale favorise l’accueil d’une faune variée, notamment les invertébrés aquatiques (dont les libellules) et les amphibiens. Elle contribue également à l’oxygénation de l’eau et à la filtration des nutriments et polluants (nitrates, phosphates…).
Les mares forestières sont des milieux aquatiques étroitement liés à l’écosystème forestier. Elles assurent des fonctions écologiques essentielles : zones de reproduction pour les amphibiens, points d’abreuvement pour l’avifaune et maillons de la continuité écologique en milieu boisé. Les berges végétalisées, les vases exondées, les zones peu profondes et les queues d’étangs parfois boisées constituent une mosaïque de milieux humides complémentaires, jouant un rôle majeur dans l’épuration des eaux de ruissellement et l’accueil d’une biodiversité remarquable.
La toponymie, les chroniques historiques et l’analyse des cartes anciennes suggèrent qu’elle s’étendait sur les territoires de plusieurs communes, de Pavie et Lasseube-Propre jusqu’à Durban, Labéjan, Vidaillan, Loubersan et Clermont-Pouyguillès.
De nombreux lieux-dits – Lartigue, Artiguedieu, La Treyte, Bois des Hôpitaux, Bois de Montagnan, Laubarie, Lacassagne, Bousquet, Bois des Arroques, Bois des Princeaux, Lacassin, Cap du Bosc, Pè du Bosc, etc. – témoignent de manière claire de la présence de forêts et de l’activité humaine à leur périphérie.
L’histoire du bois du Turc est étroitement liée depuis le Xe siècle à celle des comtes d’Astarac. Au XIIIe siècle, le Comte d’Astarac possédait au bois du Turc une tuilerie et une verrerie. Cette dernière a fonctionné jusqu’en 1747 au moins, tandis que la tuilerie était encore en activité en 1860.
L’exploitation et la gestion de cette forêt sont donc ancestrales. En 1313, le Comte Bernard V octroie une charte de coutumes aux habitants du castelnau de Labéjan, établissant déjà des règles de gestion et d’utilisation de la forêt et de ses ressources : pâturage, obtention de bois pour la construction ou le chauffage, etc.
Elle présente plusieurs usages : sylviculture, chasse et fonction sociale reconnue (promenade, parcours d’orientation, etc).
Si une grande partie de la forêt est peuplée de chênaies et de feuillus indigènes bien adaptés aux conditions locales, certains peuplements de résineux exotiques (douglas, sapin de Nordmann), plantés à la fin des années 1940, présentent aujourd’hui un état sanitaire très dégradé. On y observe des dépérissements en lien avec les changements climatiques, notamment l’évolution du régime pluviométrique et la multiplication des épisodes de canicule.
L’objectif du Département est que la forêt départementale soit constituée principalement d’essences feuillues indigènes. Dans cette perspective, l’ONF prévoit, dans les années à venir, de récolter les espèces exotiques dépérissantes et de les remplacer par une régénération naturelle, visant l’installation d’une chênaie-charmaie climacique.
Le bois du Turc assure une fonction de production de bois dans son ensemble, à l’exception de la mare forestière, considérée comme un milieu sensible et riche en biodiversité à protéger. La forêt est apte à produire à la fois des bois d’œuvre et des bois d’industrie (bois de trituration et bois énergie). Le Département prévoit d’utiliser une partie de cette production pour alimenter une filière de bois-énergie départementale.
La sylviculture repose principalement sur une futaie régulière de chênes avec régénération naturelle. Un processus de conversion en futaie de chênes par substitution des essences exotiques est en cours.
La forêt joue également un rôle social important, étant fréquentée par les scolaires, les randonneurs, les amateurs de courses d’orientation, les cueilleurs de champignons et les chasseurs. Des parcours d’orientation ont été développés par le Département.