- 19 juin
- De nuit
- Spectacles et œuvres artistiques
- Balades en forêt
- Expériences immersives dans la forêt
Danser, marcher, contempler
Partez à la découverte du PNR des Corbières-Fenouillèdes à travers une randonnée-spectacle partant des communes de Vivier et de Prats-de-Sournia
Venez prendre part à une expérience immersive et contemplative hors du temps avec la randonnée-spectacle “VIVANTES”
Partez au crépuscule en forêt, et laissez-vous emporter entre landes d’altitude, clairières et forêts de feuillus, le temps d’une balade. Face au panorama du Haut Fenouillèdes, VIVANTES se déploie comme une traversée contemplative, entre paysages et présences sensibles du vivant. Partez pour une balade dans un esprit de contemplation de la nature, mise en valeur par une création artistique portée par 3 artistes qui, à travers la danse, invitent à penser autrement l’emprise humaine sur les forêts.
Prévoyez lampes torches et tenues adaptées à la marche.
Pour plus d’événement, rendez-vous également le 13 juin !
Réservez dès à présent votre place via le site du PNR : https://www.parc.corbieres-fenouilledes.fr/agenda/
45 mins de marche
Prévoir lampes torches, tenues et chaussures de marche adaptées, boissons chaudes ou froides, et plaid si le temps est frais
Le point de rendez-vous sera communiqué plus précisément lors de l’inscription (Le Vivier & Prats-de-Sournia)
Le couvert forestier y est très contrasté d’Est en Ouest. Entre Pyrénées et Méditerranée, à la croisée de plusieurs régions naturelles forestières, on distingue deux grandes régions. A l’Ouest, avec de fortes influences océaniques, dominent feuillus, conifères et forêts mélangées. L’économie forestière y joue un rôle important. A l’Est et au Sud-Est du territoire, le climat méditerranéen laisse s’exprimer une végétation arbustive de lande et de garrigue, fortement soumise au risque incendie et plus difficilement exploitable. Témoins de la forte amplitude des conditions écologiques, les habitats recensés sur le territoire couvrent un très large éventail allant des milieux pyrénéens d'altitude (hêtraies, tillaies, sapinières, landes montagnardes et falaises siliceuses) aux milieux méditerranéens (bois de Chêne vert, de Pin mésogéen et d'Alep, garrigues basses à Thym, maquis à Cistes, nombreuses variantes de pelouses xériques) en passant par une vaste gamme d'habitats mésophiles, et mésoxérophiles.
Parmi les espèces d’oiseaux inféodés aux milieux forestiers, on peut citer le Grand tétras, le Pic noir, l’Aigle botté et la Chouette de Tengmalm. Le périmètre abrite plusieurs espèces de mammifères présentant une forte affinité avec les milieux forestiers tels que le Chat forestier, le Cerf élaphe et la Genette commune. Le territoire des Corbières et du Fenouillèdes montre également un fort potentiel pour les chiroptères. On y recense ainsi 20 des 34 espèces de chiroptères présents en France métropolitaine. Concernant l’entomofaune, outre les espèces ordinaires, une vingtaine d’espèces inventoriées présentent un intérêt direct pour la biodiversité forestière, tels que la Cordulie à corps fin, le Grand capricorne, ou la Rosalie des Alpes. Enfin, parmi les amphibiens, on soulignera la présence de l’Euprocte des Pyrénées, espèce emblématique des cours d’eau sensible à l’exploitation forestière et à toute modification du régime hydrologique.
Pour ce qui est de la flore, elle est également très diversifiée, grâce à la mosaïque de milieux et de conditions bioclimatiques. On citera notamment le Ciste à feuilles de peuplier, protégé au niveau national, présent dans les pinèdes, ainsi que plusieurs espèces d’orchidées sauvages. L’Aspérule lisse est une autre espèce à enjeux, présente dans les bois frais à légèrement humides.
On trouve 400 hectares de vieilles forêts répertoriées à l’échelle du Parc, notamment à l’extrémité Ouest du territoire. Majoritairement composées de Sapin pectiné, espèce emblématique de l’Aude, elles sont à la fois un réservoir de biodiversité et le témoin de la présence pluriséculaire des espaces forestiers sur le territoire.
Dans plusieurs secteurs, comme le bassin viticole de Tuchan, les Hautes Corbières et la vallée de l’Aude, l’extension forestière résulte du recul de l’agriculture maraîchère et viticole, entraînant une fermeture progressive du paysage. Ce phénomène, couplé à la sécheresse qui modifie la végétation et accroît l’aridité des milieux, est au cœur des préoccupations paysagères locales.
Une des menaces principales pesant sur ces forêts est le risque incendie. Déjà cet été, l’incendie de Ribaute a dévasté 2% de la surface totale du Parc. Concernant la biodiversité, la principale menace pesant sur certaines espèces végétales comme animales réside dans la fermeture progressive des milieux pastoraux et des garrigues basses, qui constituent leur habitat privilégié. Par ailleurs, les opérations d’exploitation forestière peuvent représenter un danger supplémentaire pour les amphibiens, notamment en raison de l’ouverture de pistes et du franchissement des cours d’eau. La biodiversité végétale remarquable sur le territoire repose ainsi sur un équilibre entre dynamiques naturelles, usages agricoles, pratiques sylvicoles et évolution des milieux.
Enfin, les sécheresses répétées et le manque d’eau conduisent à un dépérissement de certains peuplements. Ainsi, le Sapin pectiné subit de plein fouet ces perturbations. Le changement climatique va, à terme, modifier l’aire de répartition des espèces, tels que le Chêne pubescent, pourtant adapté au climat local à l’heure actuelle.
L’accent est porté sur la nécessité d’adapter le territoire au risque incendie et au changement climatique. Combiner différents milieux ouverts, semi-ouverts et fermés au sein d’un même territoire est une des clés pour faciliter la résilience des milieux à ces multiples pressions. Dans cette optique, la conciliation des enjeux agricoles et sylvicoles est une priorité (sylvopastoralisme, ouverture mécanique de certains milieux, irrégularisation des peuplements…).
La gestion concertée et partagée des espaces boisés est également l’une des priorités du Parc dans les années à venir, avec, par exemple, l’accompagnement des filières de proximité et la gestion durable des écosystèmes forestiers . Enfin, l’accompagnement à des travaux sylvicoles plus vertueux permettant l’adaptation des forêts au changement climatique (diversification des essences, réduction de la masse combustible…) est un autre axe de travail prioritaire.
L’établissement du processus de concertation propre à la charte forestière est donc l’occasion de remettre les enjeux forestiers, dans leur multifonctionnalité, au cœur des préoccupations territoriales. L’ambition est, à terme, de donner lieu à une forêt vivante, résiliente, gérée de manière concertée et commune, remplissant ses multiples fonctions et prises en compte dans la gestion des risques.