- 20 juin
- De jour
- Balades en forêt
- Activités sportives
- Activités pédagogiques
- Expériences immersives dans la forêt
- Thème écoute des vivants
Remonter le fil de la rivière
Une journée pour marcher, comprendre et ressentir
Le samedi 20 juin 2026, une grande marche le long de la Rize invite à traverser paysages urbains et naturels, de Villeurbanne jusqu’au parc de Miribel-Jonage. Ponctuée de rencontres et d’échanges, cette journée propose d’explorer l’histoire, les fragilités et les transformations de cette rivière, tout en vivant une expérience collective au rythme de l’eau et du territoire.
Départs échelonnés entre 8h30 et 10h30
La journée commence depuis le centre culturel du Rize, avec plusieurs départs permettant de répartir les participants en groupes accompagnés.
Parcours de 12 km sur la journée : “Remonter la Rize jusqu’à sa source”
Cette marche propose de suivre le cours de la rivière, de Villeurbanne jusqu’au Grand Parc de Miribel-Jonage.
Tout au long du parcours, six temps de rencontres jalonnent la progression :
- échanges autour de l’histoire de la Rize et de ses usages
- compréhension des enjeux de restauration écologique
- découverte des projets de renaturation en cours
- discussions sur la gestion de l’eau et les risques d’inondation
- regards de chercheurs, d’acteurs publics, d’associations et d’habitants
Chaque étape permet d’approfondir la lecture du paysage et de mieux comprendre les interactions entre milieux naturels, urbanisation et actions humaines.
Encadrée par l’équipe de bénévoles, la marche alterne entre temps de déplacement, pauses et moments d’échange, pour une immersion progressive dans ce territoire en transformation.
- 20 juin
- de 8h30 à 18h30
L'existence d'une ripisylve sur une partie de la Rize amont, à Décines-Charpieu, produit un paysage arboré, signalé par des rangées d'arbres qui se démarquent facilement des parcelles agricoles qui l’entourent. L'environnement est plus urbain à partir de Vaulx-en-Velin, même si une dense plantation d'arbres isole le cours d'eau des quartiers construits au nord (locaux artisanaux et industriels, habitat pavillonnaire).
La ripisylve peut être définie comme une forêt naturelle riveraine d’un cours d’eau dont la composition et la structure sont liées aux inondations plus ou moins fréquentes qu’elles subissent et/ou à la présence d’une nappe d’eau peu profonde. Il peut s’agir de forêts à bois tendres (Saules, Aulnes, Peupliers) quand le niveau de perturbation hydraulique est élevé (crues fréquentes et forts débits) ou de forêts à bois durs (Frênes notamment et Charmes) quand le niveau de perturbation est plus faible.
La flore des rives de la Rize est donc typique des ripisylve de la région lyonnaise, mais aussi sujette à la prolifération de certaines espèces invasives (balsamine, renouée du Japon, etc) et complété par d’autres essences plus urbaines comme des alignements de platanes.
Les berges de la Rize sont liées à l’histoire de son cours d’eau, une rivière emblématique de l'est lyonnais qui traverse plusieurs types d'espaces géographiques : zones urbaines, zones forestières et zones agricoles. La Rize a servi à irriguer les champs agricoles de l'est lyonnais et a permis l'essor de l'industrialisation au 19e siècle. Aujourd'hui, la moitié de son lit naturel a été entièrement recouvert par l'urbanisation de Lyon et Villeurbanne. Mais l'autre moitié de la rivière subsiste encore à l'air libre aujourd'hui entre le canal de Jonage à Vaulx-en-Velin jusqu'à sa source à Miribel. Cette partie sauvegardée des berges de la Rize offre aux habitants un véritable espace de nature boisée et préservée de l'urbanisation.
Le sentier qui longe la Rize est par ailleurs très emprunté des habitant·es : c’est un espace de respiration au milieu de la ville et sous la fraîcheur des arbres.
un processus de concertation avec les habitant·es pour définir les usages souhaités sur ce secteur
l’identification des rejets industriels polluants et un accompagnement des entreprises pour une mise en conformité avant fin 2025 enfin le projet de renaturation avec la dépollution des sédiments, de débusage de certaines parties encore enterrées et de nouveaux aménagements écologiques avec notamment des “ouvrages castors” fait d’un millefeuille de branchages et de terre.
Ce projet doit permettre d’améliorer la protection contre les crues de ce secteur dans le contexte du changement climatique, de restaurer les fonctionnalités écologiques et hydrauliques de la Rize, sa biodiversité, d’agir sur la pollution des sédiments et des sols et d’améliorer le cadre de vie des riverains.