- 20 juin
- 21 juin
- Activités pédagogiques
- Spectacles et œuvres artistiques
- Ateliers et jeux participatifs
- De jour
- De nuit
- Pour les enfants
- Thème écoute des vivants
Temps fort avec COAL et La Cité du Développement Durable
Yoga géant, concert au casque, découvertes naturalistes, ateliers et performances participatives, expériences nocturnes… En clôture du festival des Nuits des forêts, COAL et la Cité du développement durable proposent un programme pluriel, comme une invitation à ralentir, écouter et renouer avec les multiples voix de la forêt.
Samedi 20 juin
• 10h-14h : Visites guidées de l’exposition « Invites architecturales » par les étudiant·e·s de l’ENSAPLV — Découverte des installations à taille réelle sur le plan d’eau du Jardin d’agronomie tropicale, imaginées pour explorer les liens entre architecture, biodiversité et habitats du vivant.
• 10h-11h30 : Cours de yoga géant avec Malena Beer — Une séance collective en plein air pour se relier à la nature par le corps, la respiration et l’écoute sensorielle, accessible à partir de 15 ans.
• 11h-12h : La Cabane des lectures, atelier pour les 3-6 ans — Un atelier sensible mêlant lecture à voix nue, mouvement, observation du vivant, dessin et imagination, proposé par La Cabane / Cie Rosamiranda.
• 14h-15h30 : Atelier d’écriture “à l’écoute des vivants” — Un moment ludique pour écrire un texte court à partir de quelques sources d’inspiration, avec simplement une feuille et un stylo.
• 15h-17h : Balade botanique — Une visite guidée de l’Arboretum de Paris pour découvrir ses arbres remarquables, ses collections thématiques et l’histoire du site.
• 16h-18h : La Clinique des vivants, rencontre performée et participative — Un parcours artistique et expérientiel autour des arbres du Jardin, mêlant diagnostics sensibles, regards scientifiques et gestes poétiques de soin du vivant.
• 17h-19h30 : Balade botanique — Une deuxième visite guidée de l’Arboretum de Paris à la rencontre de ses arbres remarquables et de son histoire.
• 20h-21h : Sampling the Living, concert au casque par TOMKIN — Une performance sonore mêlant field recording, sons du vivant et musiques électroniques sur la grande pelouse du Jardin.
• 21h-22h : Performance de Elyla par KADIST — Une performance artistique proposée dans le cadre de la soirée exceptionnelle « À l’écoute des vivants ».
• 22h-23h : Observation des étoiles — Un temps d’observation nocturne du ciel, proposé en clôture de la soirée exceptionnelle, à confirmer.
Dimanche 21 juin
• Exposition V’île Fertile — Découverte de l’exposition de l’artiste Catherine Galey.
• 10h-12h : Balade nature “À l’écoute des arbres” avec Anthony Andreacchio — Une exploration immersive pour écouter les arbres et découvrir les interactions invisibles du vivant à l’aide de dispositifs d’écoute.
• 10h-12h : Balade botanique gourmande avec V’île Fertile — Une initiation à l’identification des plantes sauvages comestibles du Jardin d’agronomie tropicale, proposée par V’île Fertile.
• 14h-15h : La Cabane des lectures, atelier intergénérationnel à partir de 6 ans — Un atelier de lecture, d’écoute, de mouvement et de création à partager entre enfants, parents ou grands-parents.
• 14h-14h45 : Visites guidées de l’exposition « Invites architecturales » par les étudiant·e·s de l’ENSAPLV — Une visite des créations installées sur le plan d’eau, pensées comme des espaces d’accueil pour les humains et les autres vivants.
• 15h-17h : Dessin d’après nature, atelier avec Neyptune — Une initiation au croquis sur site pour observer, ressentir et traduire sur le papier les formes, textures et détails du Jardin.
INFORMATIONS PRATIQUES :
Date : 20 juin de 10h à 22h et 21 juin de 10h à 17h
Lieu : Le Jardin d’Agronomie Tropicale René-Dumont, 45 Av. de la Belle Gabrielle, 75012 Paris
- 20 juin
- 21 juin
- de 10h à 23h
Propriété de la Ville de Paris, il accueille la Cité du Développement durable, association rassemblant une vingtaine d’acteurs du développement durable et des transitions écologiques et qui interroge les nouvelle trajectoires de développement liant territoires d’ici et d’ailleurs.
Héritage mémoriel lié à l’histoire coloniale de la France, créé comme un lieu de recherche où sont plantées et analysées des semences venant des colonies dès 1899, ce jardin en constante évolution est un lieu à interroger et à redécouvrir. Peu connu du grand public à qui il n’a réouvert ses portes qu’en 2004, le Jardin conserve une aura et un aménagement très particuliers qui le différencient des autres espaces du Bois de Vincennes. Son histoire transparaît dans les différents secteurs qui le composent aujourd’hui encore, chacun ayant ses propres caractéristiques :
- Un jardin « du Souvenir indochinois », déployé autour de mises en scène paysagères aménagées pour les expositions autrefois accueillies au Jardin, de différents points d’eau et de bâtiments mémoriels et historiques. La végétation forestière se compose de pins, de feuillus, de bambous ainsi que de pins laricios familiers dans le bois de Vincennes ;
- Un jardin où sont situés la majorité des anciens pavillons d’exposition et monuments aux morts afro-amérindiens, et où la pinède laisse place aux feuillus, à une prairie arborée et à des espaces plus ouverts ;
- L’ancien « jardin des cultures », qui constituait autrefois le cœur de la partie productive du jardin colonial comme en témoignent les anciennes serres, et qui accueille aujourd’hui une ferme urbaine participative ;
- Le campus, qui s’organise autour d’une pinède, et dont les bâtiments abritent les multiples organisations membres de la Cité du Développement durable ;
- Les deux pavillons restaurés, celui de l’Indochine et celui de la Tunisie, qui contribuent à articuler ces différents secteurs d’ambiance au sein du Jardin.
En 1899, sur le modèle du Royaume-Uni et des Pays-Bas, la France décide de se doter d’une structure chargée de coordonner les actions entreprises aux colonies pour l’amélioration des productions agricoles. Le Jardin colonial de Nogent est créé et placé sous la tutelle du Ministère des Colonies. On y reçoit des plants et semences des différentes colonies, on les met en culture, les observe, les analyse dans les laboratoires du site. Les variétés jugées intéressantes sont multipliées puis expédiées aux différents jardins d’essai. En 1902, un enseignement supérieur de l’agriculture coloniale est institué à Nogent, afin de spécialiser les ingénieurs agronomes qui se destinent aux colonies. En 1907, l’exposition nationale coloniale y est organisée : en plus des bâtiments dont il a hérité à l’occasion des précédentes expositions, on érige au jardin plusieurs pavillons et villages, et des « animations » mettant en scène la vie des autochtones dans les colonies sont proposées au public. Ce type d’expositions est, à juste titre, considéré comme particulièrement troublant aujourd’hui et doit continuer d’être interrogé et analysé avec un éclairage historique.
L’histoire du jardin se poursuit pendant la Première Guerre mondiale, durant laquelle il devient un hôpital destiné aux troupes coloniales et accueille plus de 4800 soldats blessés. A la sortie du conflit, plusieurs monuments dédiés à la mémoire des combattants des différents corps des troupes coloniales morts pour la France sont érigés sur le site. Certains sont toujours visibles aujourd’hui, comme le stupa consacré aux Laotiens et Cambodgiens. Après les années 1920, plusieurs instituts de recherche agronomiques se succèdent au jardin, dans lequel la nature reprend progressivement ses droits. En 1984 est créé le CIRAD qui regroupe l’ensemble des instituts de recherche en agronomie tropicale. Il délèguera la gestion d’une partie du site à la Mairie de Paris en 2003, qui l’ouvre au public l’année suivante et qui poursuit depuis une démarche de réhabilitation du Jardin et de ses bâtiments.
La vingtaine d’acteurs résidant au sein du Jardin ont constitué cette association en 2018. Elle constitue un pôle pluri-acteurs unique de recherche et de coopération internationale en développement durable, dont les membres sont de nature extrêmement variée (organismes de recherche, de formation, bureaux d’étude, collectifs de concertation, entreprises de l'économie sociale et solidaire, etc.). Tous souhaitent « faire Cité » en créant des passerelles entre les enjeux de développement locaux et internationaux. En coopération avec la Ville de Paris, la Cité du Développement durable propose ainsi l’organisation au Jardin d’un certain nombre d’événements et d’animations qui sont autant de plateformes d’expression et d’opportunités d’échange avec le public sur ces thématiques, comme le seront les Nuits des Forêts. L’inscription de la Cité du Développement durable dans le cadre de ce festival fait sens : au-delà de leur implantation historique au sein du Jardin et donc du Bois de Vincennes, une grande partie des membres de la Cité ont en effet une expertise poussée des enjeux forestiers (agroforesterie, filières, certifications, liens aux changements climatiques…).