- 05 juin
- 07 juin
- 10 juin
- 12 juin
- 13 juin
- 14 juin
- 16 juin
- 17 juin
- 19 juin
- 20 juin
- 21 juin
- Activités pédagogiques
- Ateliers et jeux participatifs
- De jour
- De nuit
- Pour les enfants
- Spectacles et œuvres artistiques
- Thème écoute des vivants
Les Nuits des Forêts au Jardin d’Agronomie Tropicale
À l’occasion des Nuits des Forêts, la Cité du Développement Durable et ses partenaires proposent une programmation au Jardin d’Agronomie Tropicale de Paris tout au long du festival. Pensée comme une exploration sensible autour du vivant, cette édition mêle observations de la biodiversité, expositions, projections, ateliers, danse et expériences nocturnes pour explorer nos liens aux forêts urbaines. Un temps fort est organisé avec COAL, association de référence pour l’art et l’écologie, en clôture du festival les 20 et 21 juin.
PROGRAMMATION :
Les expositions :
- 3 juin – 10 juillet, The Plantation Plot , Re-plating Mooi Indie par le Bakudapan Food Study Group – Kadist Foundation
- 4 juin – 30 août : Protocoles de reconnexion à la nature
- 4 juin – 30 août : Les Invites architecturales, par les étudiants en master d’architecture de l’ENSA Paris La Villette
- 20 juin – 30 août, Là où le vent nous portera par Neyptune, artiste résidente
Les moments avec la forêt, les espèces et les savoirs du vivant
- 5 Juin de 21h30 à 23h – Soirée Un carillon dans la nuit
- 7 Juin de 10h à 12h – Visite forestière à vélo
- 10 Juin de 10h à 12h et 14h à 16h – Opération de nettoyage citoyen
- 12 Juin de 19h30 à 21h – Projection de Charly et le Jardin d’Agronomie Tropicale par V’île fertile
- 13 Juin de 14h à 16h – Visite forestière
- 13 Juin de 14h à 17h, Fresque de la Forêt par All4Trees
- 13 Juin Spectacle Scènes de vie de Danya Hammoud en partenariat avec l’Atelier de Pari
- 14 Juin de 15h à 17h – Atelier insectes
- 16 Juin de 17h à 20h – Fresque de la Forêt par All4Trees
- 17 Juin – Projection La forêt, c’est la classe de Forest&Life
- 19 Juin de 11h45 à 22h – Veillée Au coin du bois, à l’écoute des vivant·es !
Le Temps fort par COAL, les 20 & 21 juin 2026
Samedi 20 juin
- 10h-10h45 Visites guidées de l’exposition « Invites architecturales » par les étudiant.e.s de l’ENSAPLV
- 10h-11h30 : Cours de yoga géant, avec Malena Beer
- 11h-11h45 : Visites guidées de l’exposition « Invites architecturales » par les étudiant.e.s de l’ENSAPLV
- 11h-13h: Sortie forêt
- 11h-12h : La Cabane des lectures, atelier pour les 3-6 ans
- 12h-12h45 : Visites guidées de l’exposition « Invites architecturales » par les étudiant.e.s de l’ENSAPLV
- 13h-13h45 : Visites guidées de l’exposition « Invites architecturales » par les étudiant.e.s de l’ENSAPLV
- 14h – 15h30 : Atelier d’écriture “à l’écoute des vivants”
- 15h-17h : Visite de l’Arboretum de Paris
- 16h – 18h : La Clinique des vivants, rencontre performée et participative
- 17h-19h30 : Visite de l’Arboretum de Paris
- A partir de 19h30, en continu : Là où le vent nous portera , projection du film d’animation de Neyptune
- 20h – 21h : Sampling the living, concert au casque, par TOMKIN
- 21h – 22h : performance (à confirmer)
- 22h – 23h : observation des étoiles (à confirmer)
Dimanche 21 JUIN
- Exposition V’île Fertile
- 10h – 12h : Balade Nature À l’écoute des arbres, avec Anthony Andreacchio (LPO)
- 10h – 12h : Balade botanique, avec V’ile fertile
- 14h – 15h : La Cabane des lectures, atelier intergénérationnel, à partir de 6 ans
- 14h-14h45 : Visites guidées de l’exposition « Invites architecturales » par les étudiant.e.s de l’ENSAPLV
- 15h-17h : Dessin d’après nature , atelier avec Neptune
Programmation de la Cité du Développement Durable
Lieu : Le Jardin d’Agronomie Tropicale René-Dumont, 45 Av. de la Belle Gabrielle, 75012 Paris
- 05 juin
- 07 juin
- 10 juin
- 12 juin
- 13 juin
- 14 juin
- 16 juin
- 17 juin
- 19 juin
- 20 juin
- 21 juin
Propriété de la Ville de Paris, il accueille la Cité du Développement durable, association rassemblant une vingtaine d’acteurs du développement durable et des transitions écologiques et qui interroge les nouvelle trajectoires de développement liant territoires d’ici et d’ailleurs.
Héritage mémoriel lié à l’histoire coloniale de la France, créé comme un lieu de recherche où sont plantées et analysées des semences venant des colonies dès 1899, ce jardin en constante évolution est un lieu à interroger et à redécouvrir. Peu connu du grand public à qui il n’a réouvert ses portes qu’en 2004, le Jardin conserve une aura et un aménagement très particuliers qui le différencient des autres espaces du Bois de Vincennes. Son histoire transparaît dans les différents secteurs qui le composent aujourd’hui encore, chacun ayant ses propres caractéristiques :
- Un jardin « du Souvenir indochinois », déployé autour de mises en scène paysagères aménagées pour les expositions autrefois accueillies au Jardin, de différents points d’eau et de bâtiments mémoriels et historiques. La végétation forestière se compose de pins, de feuillus, de bambous ainsi que de pins laricios familiers dans le bois de Vincennes ;
- Un jardin où sont situés la majorité des anciens pavillons d’exposition et monuments aux morts afro-amérindiens, et où la pinède laisse place aux feuillus, à une prairie arborée et à des espaces plus ouverts ;
- L’ancien « jardin des cultures », qui constituait autrefois le cœur de la partie productive du jardin colonial comme en témoignent les anciennes serres, et qui accueille aujourd’hui une ferme urbaine participative ;
- Le campus, qui s’organise autour d’une pinède, et dont les bâtiments abritent les multiples organisations membres de la Cité du Développement durable ;
- Les deux pavillons restaurés, celui de l’Indochine et celui de la Tunisie, qui contribuent à articuler ces différents secteurs d’ambiance au sein du Jardin.
En 1899, sur le modèle du Royaume-Uni et des Pays-Bas, la France décide de se doter d’une structure chargée de coordonner les actions entreprises aux colonies pour l’amélioration des productions agricoles. Le Jardin colonial de Nogent est créé et placé sous la tutelle du Ministère des Colonies. On y reçoit des plants et semences des différentes colonies, on les met en culture, les observe, les analyse dans les laboratoires du site. Les variétés jugées intéressantes sont multipliées puis expédiées aux différents jardins d’essai. En 1902, un enseignement supérieur de l’agriculture coloniale est institué à Nogent, afin de spécialiser les ingénieurs agronomes qui se destinent aux colonies. En 1907, l’exposition nationale coloniale y est organisée : en plus des bâtiments dont il a hérité à l’occasion des précédentes expositions, on érige au jardin plusieurs pavillons et villages, et des « animations » mettant en scène la vie des autochtones dans les colonies sont proposées au public. Ce type d’expositions est, à juste titre, considéré comme particulièrement troublant aujourd’hui et doit continuer d’être interrogé et analysé avec un éclairage historique.
L’histoire du jardin se poursuit pendant la Première Guerre mondiale, durant laquelle il devient un hôpital destiné aux troupes coloniales et accueille plus de 4800 soldats blessés. A la sortie du conflit, plusieurs monuments dédiés à la mémoire des combattants des différents corps des troupes coloniales morts pour la France sont érigés sur le site. Certains sont toujours visibles aujourd’hui, comme le stupa consacré aux Laotiens et Cambodgiens. Après les années 1920, plusieurs instituts de recherche agronomiques se succèdent au jardin, dans lequel la nature reprend progressivement ses droits. En 1984 est créé le CIRAD qui regroupe l’ensemble des instituts de recherche en agronomie tropicale. Il délèguera la gestion d’une partie du site à la Mairie de Paris en 2003, qui l’ouvre au public l’année suivante et qui poursuit depuis une démarche de réhabilitation du Jardin et de ses bâtiments.
La vingtaine d’acteurs résidant au sein du Jardin ont constitué cette association en 2018. Elle constitue un pôle pluri-acteurs unique de recherche et de coopération internationale en développement durable, dont les membres sont de nature extrêmement variée (organismes de recherche, de formation, bureaux d’étude, collectifs de concertation, entreprises de l'économie sociale et solidaire, etc.). Tous souhaitent « faire Cité » en créant des passerelles entre les enjeux de développement locaux et internationaux. En coopération avec la Ville de Paris, la Cité du Développement durable propose ainsi l’organisation au Jardin d’un certain nombre d’événements et d’animations qui sont autant de plateformes d’expression et d’opportunités d’échange avec le public sur ces thématiques, comme le seront les Nuits des Forêts. L’inscription de la Cité du Développement durable dans le cadre de ce festival fait sens : au-delà de leur implantation historique au sein du Jardin et donc du Bois de Vincennes, une grande partie des membres de la Cité ont en effet une expertise poussée des enjeux forestiers (agroforesterie, filières, certifications, liens aux changements climatiques…).